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La première gorgée de Bortsch et autres petits plaisirs retrouvés…

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La première gorgée de Bortsch et autres petits plaisirs retrouvés…



Un match d’Euroligue programmé à Koursk, à la frontière ukrainienne, m’a fait revenir en Russie plus d’un an après l’avoir quittée. Flashes-back…

 

Le basket a beau être un sport de projection, il n’évite pas les retours en arrière. Voilà
maintenant cinq mois que je me sens bien dans mes pompes à Istanbul. Mais au détour d’un calendrier d’Euroligue, je me suis retrouvée dans une salle d’attente de l’aéroport Atatürk. Embarquement imminent pour Moscou, puis transit pour Koursk.


Pegasus. C’est un joli nom pour une compagnie aérienne – référence au cheval ailé de la mythologie. Ça l’est un peu moins quand il faut coincer 1,20m de jambes pendant 3h15 à hauteur du siège 15C d’une compagnie low cost turque.

« - What drink you want ? »


Au moment de servir mon rafraîchissement, l’hôtesse me demande dans un anglais préfabriqué la boisson de mon choix. Son accent est très marqué, reconnaissable. L’équipage est russe.

- “вода пожалчйста“, que je lui réponds, pas peu fière. En clair, un peu d’eau.

Ce bref échange m’a ramené au temps d’avant. Neuf années à jouer sous les couleurs orange et noir du club d’UMMC d’Ekaterinbourg ne se dissipent pas dans l’air comme la vapeur d’un thé turc. D’un trait, je revois mon appartement où je passais de nombreuses heures avec Natasha à apprendre le russe. Et d’abord à découvrir l’alphabet cyrillique, comme un archéologue tentait de décrypter des hiéroglyphes égyptiens. Puis le vocabulaire, la prononciation… Tout y passait.


Pégase opère sa descente sur l’aéroport Domodédovo de Moscou. Je suis le mouvement : passage de la douane, récupération des bagages, puis en marche vers le terminal 2D de la compagnie qui doit nous embarquer pour Koursk. RusLine qu’elle s’appelle. Jamais entendu parler. Et pour cause…


À l’époque où je jouais pour l’armada russe, nous voyagions en jet privé. La classe ! Intérieur cuir, service personnalisé, cuisine préparée par de grands chefs… Nous avions même à disposition 4 lits pour dormir ! La grande classe, je vous dis. Et une fois arrivées à destination, nous débarquions sur le tapis rouge d’un aéroport privé. Parfois, à notre retour sur Ekaterinbourg, des voitures avec chauffeurs nous attendaient directement sur le tarmac pour réduire l’attente… Mais, comment vous dire, j’étais heureuse de découvrir le circuit habituel qu’empruntent les équipes. Même si Pegasus ressemblait peu à l’idée qu’on se fait de Pégase, et que RusLine ressemblait plus à celle qu’on imagine de RusLine !


En attendant notre vol pour Koursk après l’enregistrement de nos bagages, une petite faim se fit sentir. Nous voilà à arpenter les allées du hall, à la recherche d’un restaurant. En cheminant, nous croisons une boutique de souvenirs: objets décoratifs en cristal, bijoux en pierres précieuses et poupées russes ornent les vitrines. Je restais un moment à les contempler, mi-pensive, mi-enjouée…


C’était en mai 2015. Boris, mon fiancé, était venu me voir décrocher le titre de championne de Russie et de recevoir la distinction de meilleure poste 4 des finales. Deux jours après, nous pliions bagages pour rentrer à Paris, via l’aéroport Sheremetyevo de Moscou. C’est là que nous sommes passés devant un magasin de souvenirs similaires et que Boris m’offrit un bracelet en pierres d’ambre. Heureuse comme tout !


Je rejoignais mes coéquipières parties devant, et que je retrouvais à proximité d’un restaurant qui proposait des spécialités russes. Je n’avais dès lors plus qu’une idée en tête : commander l’incontournable Bortsch ! Composé de betteraves, de chou, de viande et parfois de pomme de terre, ce potage est un pur régal. Surtout, il me ramena aux repas partagés avec Tweety.


Tweety, de son vrai nom Deanna Nolan, était ma coéquipière américaine, devenue amie, avec laquelle j’ai entamé mes débuts à Ekaterinbourg en 2007. C’est avec Tweety que je passais le plus clair de mon temps. À nos heures perdues, nous faisions des randonnées en scooter des neiges, des séances de tir aux fusils à canon et nous avons même appris ... à nager ensemble! À la sortie de nos différentes excursions, nous nous rendions régulièrement à l’hôtel Hyatt et commandions invariablement ce mets à dominante rouge. Je dois reconnaître que je n’ai pas été immédiatement emballée par ce plat, mais j’ai su bien vite apprécier ce mélange douceâtre et le mariage des légumes rehaussés par un ajout de persil frais. En somme, j’y ai pris goût à tel point que le bortsch est devenu ma soupe favorite que confectionnait à merveille la cuisine de l’hôtel Hyatt.


Ah, l’hôtel Hyatt… Le seul cinq étoiles de la ville détenu par les propriétaires de mon ancien club. Nous avions un accès illimité au spa et aux deux restaurants gastronomiques. Comprenez bien que l’établissement était devenu notre quartier général ! Et le Bortsch avait agi comme une madeleine sur Proust.


Last call ! Dernier appel pour embarquement immédiat. On file au comptoir avant de nous engouffrer dans un appareil si petit que je ne pouvais me tenir droite dans l’allée centrale. Imaginez alors pour nos jambes de basketteuses… 40 minutes à tenir. Il est 18h20 quand les roues touchent le sol. Brrr, il fait un froid de canard. Vite, gants, écharpe et bonnet ! Le temps qu’il fait me rappelle lui aussi où je viens d’atterrir. Le temps qui passe, celui d’où j’ai décollé.



Sandrine

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Un Dîner Turc

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Un Dîner Turc

Quel régal d'être en Turquie !

J'ai été amenée à me rendre à Kayseri, qui est une ville montagneuse, située à 1h15 de vol d'Istanbul, pour y affronter, leur équipe locale en championnat turc. Trois de mes coéquipières des Los Angeles Sparks, avec qui nous avons remporté le titre de WNBA 2016, font parties de l'effectif de cette équipe. Il s'agit d'Ann Wauters, de Jelena Dublevic et de Chelsea Gray! 
Les retrouver dans un tout autre contexte, a fait émerger de nombreux souvenirs, tous aussi mémorables les uns que les autres !!
La partie s'est conclue par une belle victoire de 15 points.

Ce soir-là, nous devions nous restaurer avant de prendre notre vol-retour pour Istanbul.

Il était 18h30, lorsque nous avons franchi les portes du restaurant Kasik-la à Kayseri.
D'un regard curieux, je balaya la salle, et vit, des tables en bois massif, des canapés en cuir cloutés et des chaises d'un velours rouge vif, ornées de dorures. Un sentiment d'appréciation et de gratitude me traversa.
Juste, le temps de retrouver mes esprits, que nous étions escortés à notre table, par une ribambelle de serveurs, en noirs et blancs vêtus, qui n'attendait que notre arrivée! 

J'ai pris possession des lieux, avec une seule envie, déguster les différents mets turcs dont j'avais reçu les éloges !

 

La soupe Manti, une spécialité de Kayseri. Ce sont des petits raviolis fourrés à la viande de boeuf hâché, qui baignent dans une sauce tomate relevée à la menthe, à laquelle on y ajoute une cuillerée de crème fraîche selon la tradition.  
 

Les Su Boregi , réalisé à base de crème fraîche et d'épinards, sont des lasagnes turques!
 

Le Pastirma est une spécialité de Kayseri également, c'est de la viande de boeuf séché à l'air agrémenté d'un filet de jus de citron et de persil. 
 

À gauche, j'ai pu apprécier les Dolmas qui sont des feuilles de chou farcis au riz et à droite, de la viande de boeuf hachés cuite à l'huile d'olive.
 

Le Etli Ekmek est un plat que j'aime particulièrement. Ce sont de fines couches de pâtes superposés sur lesquelles est disposé de la viande de boeuf émiettés.

Vous l'aurez constaté, la viande de boeuf est cuisiné à toutes les sauces ici !
 

En plat principal, j'ai choisi du poulet grillé accompagné de bulgur et de frites maison. La crême fraîche et la persillade aux échalotes sont des indispensables lors des repas turcs! Vous apercevrez le verre de Salgam Suyu en arrière plan, qui est un jus très rafraîchissant à base de navet rouge.
 

En dessert, on nous a servit, une assiette de plusieurs dégustations dont du Kanak Tatlisi, une tranche de giraumon confit, caressée par des éclats de noisettes et une tartelette aux pistaches entières pour les amoureux de cette graine.

Le repas était copieux et délicieux !
La gastronomie turque est très savoureuse parce que les plats sont très bien épicés.

Une fois terminée, il était l'heure de se rendre à l'aéroport pour prendre notre avion.
Ce déplacement à Kayseri restera un fait marquant car c'était notre premier dîner d'équipe et j'ai vécu un vrai voyage culinaire !


À dimanche prochain ! ;-)




 

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Welcome to Fenerbahce

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Welcome to Fenerbahce

" Gruda Welcome to Fenerbahce " crie un supporter dans la rue, alors que je me rendais dans un délicieux restaurant, pour faire taire ma faim de loup!

J'ai rejoins Fenerbahce depuis seulement 3 jours, et je suis épatée par la grandeur et le professionnalisme de ce club. "J'ai quitté une grande équipe pour rejoindre un grand club", vous m'entendrez dire dans mes prochaines interviews!

Pour vous aider à comprendre mon épatement, Fenerbahce est un club omnisports créé en 1907, qui offre à ses 25 millions de fans, du basket féminin et masculin, du volleyball masculin et féminin, du ping pong, de la voile, du football et de la boxe.
Ces supporters pourront se rendre dans l'un des 80 magasins de produits dérivés qui ornent la Turquie et regarder les différentes rencontres sportives sur les chaînes de sport locales mais surtout sur Fenerbahce TV !
Eh oui le club possède sa propre chaîne de télévision diffusée en clair !!

Je suis également impressionnée par leur professionnalisme, j'ai reçu un accueil chaleureux!
A l'aéroport, j'ai eu droit à un comité d'accueil, qui m'a offert en cadeau de bienvenue, écharpe et t-shirt à mon effigie. Tout ça sous le regard précieux de FBTV bien sûr ! (rire)


Après quelques minutes, j'avais embarqué dans un van, pour me rendre à la guest house du club où mes équipements sportifs de l'année m'attendait.
La guest house c'est le lieu d'accueil pour les nouveaux arrivants et aussi un lieu de mise au vert, la veille des matchs importants. On se sent vraiment accueillit, reçu, comme à la maison, comme en témoignent, les petites babioles estampillées Fenerbahce.
 


J'y séjourne actuellement, mais très vite, je serai dans mon nouvel appartement qui est, à la hauteur de mes attentes c'est à dire spacieux, lumineux et à 5 minutes de la salle de basket ! Le traffic est un critère à prendre en compte à Istanbul!

Le lendemain de mon arrivée, j'ai fait une série de tests médicaux, puis, je suis allée dans les locaux de la chaîne FBTV pour un passage en plateau!

Attendez, ce n'est pas fini ! Je continue à découvrir des choses au fur et à mesure que je vous parle... Le club possède sa propre application! N'est-ce pas merveilleux ?! Pour faire court, je n'avais jamais côtoyer un club d'une telle envergure.

Mon été passé avec les sparks, a décuplé mon envie de jouer et de m'amuser sur un terrain. Sensation que je n'avais plus ressentie depuis longtemps !

Aujourd'hui, je vais revêtir pour la première fois, la tenue bleue et jaune de Fenerbahce sous un nouveau numéro le 17. Moment tant attendu, un nouveau départ, un nouveau chapitre de ma carrière.
 

A dimanche prochain ! :-)




 

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